Il y a une chose que presque tous les organisateurs d’événements d’entreprise ont en commun. Ils passent des semaines à soigner le programme, le traiteur, la disposition des tables, le timing de chaque séquence. Et ils envoient un email la veille avec l’adresse et un parking à proximité.
Le trajet, c’est le problème de chacun.
C’est une erreur. Et souvent, c’est la première occasion manquée de la journée.
Ce qui se passe dans une voiture entre collègues
Le covoiturage a une réputation essentiellement logistique. Moins de voitures, moins de CO2, moins de frais. C’est vrai. Mais ce n’est pas l’essentiel.
Ce qui se passe réellement dans une voiture entre collègues qui font 20, 30 ou 40 minutes de route ensemble, c’est de la conversation non filtrée. Pas de hiérarchie visible, pas d’ordre du jour, pas d’écran entre eux. Juste des gens qui parlent.
Ces échanges informels sont exactement ceux que les entreprises cherchent à provoquer pendant leurs séminaires, et qu’elles obtiennent rarement en salle. Le covoiturage les crée naturellement, avant même que la journée commence.
4 minutes au-dessus de Lyon
Le Carré Fourvière a une particularité que peu de lieux événementiels peuvent revendiquer : on y accède en funiculaire.
4 minutes. C’est le temps qu’il faut pour monter depuis la station Vieux-Lyon jusqu’à la colline de Fourvière. 4 minutes sans téléphone dans la poche, sans écran, sans réunion qui déborde. Juste Lyon qui s’éloigne en dessous, et l’équipe qui arrive ensemble au même endroit au même moment.
Ce sas involontaire, personne ne l’a planifié, personne ne l’a mis à l’ordre du jour, est pourtant l’un des moments les plus commentés par les participants. Il crée une rupture nette avec le quotidien. Le cerveau comprend que quelque chose de différent commence.
Quand tout le monde arrive en même temps, par le même chemin, avec la même vue sur Lyon derrière eux, la journée commence autrement.
Ce que ça représente concrètement en CO2
20 collaborateurs qui viennent individuellement en voiture depuis le centre de Lyon, c’est 20 trajets, 20 recherches de parking, et une empreinte carbone que personne ne calcule parce que ça semble anecdotique.
Ce n’est pas anecdotique.
Le Carré Fourvière est accessible directement depuis le métro ligne D, station Vieux-Lyon, puis 4 minutes de funiculaire. Aucune voiture nécessaire. Pour les collaborateurs qui viennent de plus loin, le covoiturage depuis les gares Part-Dieu ou Perrache réduit le bilan de façon significative.
Pour les entreprises qui ont des engagements RSE concrets, et elles sont de plus en plus nombreuses, le choix du lieu fait partie de l’équation. Un lieu accessible sans voiture, au cœur d’un réseau de transports urbains, n’est pas un détail. C’est une décision cohérente avec des valeurs affichées.
Le trajet comme outil managérial
Ce qu’on retient de tout ça, ce n’est pas une liste de bonnes pratiques. C’est une façon différente de penser l’événement.
Un événement d’entreprise ne commence pas quand les gens s’assoient en salle. Il commence quand ils quittent leur bureau. Et tout ce qui se passe entre les deux, le covoiturage, le funiculaire, la montée vers Fourvière, la vue qui s’ouvre sur Lyon, fait partie de l’expérience.
Les entreprises qui l’ont compris ne traitent plus le trajet comme une contrainte logistique à résoudre. Elles le traitent comme une séquence à part entière, avec ce qu’elle produit sur la cohésion, l’état d’esprit et l’empreinte carbone de la journée. Encourager ses collaborateurs à covoiturer, c’est donc un geste simple qui sert à la fois l’environnement et le lien humain : deux choses qu’on cherche souvent à construire en salle, et qui peuvent commencer bien avant d’y arriver.
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Organiser un événement au Carré Fourvière, c’est aussi choisir que la journée commence bien avant l’arrivée en salle.


